Mot du président - michel chartier

Quel début d’année difficile que cette année 2020.  En tout premier, à ceux d’entre vous qui avez été touchés ou qui avez perdu des proches avec cet COVID 19.  Nos plus sincères condoléances.

À part cette pandémie, que de difficultés pour notre aviation générale depuis un certain temps.  On a qu’à penser à tous ces riverains qui s’installent près d’une opération aéroportuaire et par la suite, via des médias sociaux, enflamment le voisinage afin d’arrêter le bruit.  Le plus récent étant à Drummondville.  Dans certains cas, c’est plus de 100 ans d’histoire que l’on essaie d’arrêter comme au Lac-à-la-Tortue.  Dans un rayon de 5 miles nautiques d’une installation, pourquoi une municipalité ne peut-elle pas inclure un avis à tous nouveaux résidents les avisant que c’est là pour rester?

Il y a aussi cette éternelle chicane de clocher que notre gouvernement québécois attise avec l’argent des contribuables, car l’aviation étant de juridiction fédérale, celui-ci essaie par des moyens légaux de contrecarrer des changements à certains projets aéroportuaires, même de tuer dans l’œuf les futurs possibles projets.  La Cour Suprême du Canada a tranché, mais il y aura toujours au Gouvernement québécois des gens qui pour un bénéfice politique dépenseront votre argent afin de bien paraitre haut et fort.  Difficile à suivre ce raisonnement, car lors du Sommet sur le Transport aérien tenu à Lévis en février 2018, le gouvernement de l’époque avait reconnu l’importance pour le Québec du maintien et le développement de nos infrastructures en injectant 400 millions. 

Et la cerise sur le « sundae » est arrivée le 4 mai 2020. Notre ministre fédéral des Transports Marc Garneau, avec un arrêté ministériel, a arrêté le développement de l’aérodrome de St-Roch-de L’Achigan. Ce projet se voulait être le site de remplacement pour l'aéroport de Mascouche. Facile de comprendre les motifs réels amenant un gouvernement minoritaire à devoir faire des compromis pour sauver sa chemise. C'était la deuxième fois que le ministre s'opposait au projet de relocalisation de l'aéroport de Mascouche. Malheureux pour les promoteurs qui avaient fait tout ce qui était nécessaire et cela, selon un nouveau règlement qui était entré en vigueur en janvier 2017 et requérant la tenue d'une consultation publique pour un projet de développement d'un aérodrome. S’il y avait un homme, de par sa formation et sa feuille de route, en qui j’avais personnellement confiance pour protéger l’aviation et son développement au Canada, c’était ce ministre. Mais c’était en oubliant ce que la politique vous amène à faire pour rester en poste.

Notre but actuel chez Aviateurs.Québec, est de travailler à rallier le plus de monde possible pour que nous puissions grandir, mieux faire connaître et mieux vendre notre passion commune.  Merci aux membres du Conseil d’Administration qui donnent leur temps bénévolement chez Aviateurs.Québec afin de rendre possible le rayonnement de notre association.   À vous, les amis de l’aviation, les élèves pilotes, les pilotes, les instructeurs, les écoles, les associations locales, et les dirigeants d’aéroports dans vos localités respectives, merci de nous soutenir et de vous joindre à Aviateurs.Québec.  Avec les outils dont nous disposons, notre site web, notre infolettre, notre Facebook et notre revue, nous voulons être encore meilleurs et ferons ce qu’il faut pour vous donner plus de contenu, plus de formation et plus d’informations.

Je m’appelle Michel Chartier et j’ai commencé à piloter en février 1969.  Mon désir chez Aviateurs. Québec, est de faire ce qu’il faut et ce qui sera nécessaire afin d’apporter à notre communauté, ce que j’ai connu et vécu à mes tous débuts, apprendre à se connaître, à partager notre passion, avoir du plaisir ensemble et le plus important, le faire en toute sécurité.

Michel Chartier, mai 2020

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