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Mot du président


Mot du président - Michel Chartier

Janvier 2026

Bonne Année 2026.  À tous, je souhaite une bonne santé et, si vous le pouvez, bien des heures de vol.  Avant de tourner la page sur 2025, souvenons-nous simplement que la météo a été favorable aux Rendez-vous aériens et aux rassemblements.  Parmi ces RVA, ceux qui ont permis à la population de venir côtoyer et de voir de près ce qu’est notre aviation utilitaire et générale ont sans doute constitué une manière très efficace de promouvoir notre aviation.  Avec l’addition des rencontres de mises à jour des connaissances ainsi que les rassemblements festifs, chacun de ces moments nous a permis de belles rencontres ainsi que de beaux échanges entre nous.  Il ne resta qu’à souhaiter une météo tout aussi participative pour cette nouvelle année.

Il faudra se souvenir que l’année 2025 aura été marquée par la vague des aéroports qui ont annoncé des frais d’atterrissage et, dans certains cas, qui les ont déjà mis en place. Ceux qui ont cru que prélever des frais à chaque atterrissage et décollage d’un avion d’école constituait une bonne méthode pour rentabiliser leurs activités n’ont pas su regarder plus loin. Ces dirigeants, ainsi que ceux qui les ont nommés, font preuve d’un manque flagrant de vision ! Sur le long terme, cette vision pessimiste est la voie royale vers l’échec. En effet, ces formations de pilotage, qui sont pour la plupart destinées à former des futurs pilotes de ligne, sont extrêmement coûteuses. Par conséquent, les aéroports concernés réaliseront à terme qu’ils ont contribué à la baisse de leur fréquentation future.  Il ne faut pas se tromper : les écoles de pilotage forment actuellement la prochaine génération de pilotes commerciaux, une ressource critique pour les années à venir.  Les compagnies aériennes seront inévitablement touchées par ces perspectives médiocres.  Lors de notre présence au Reine Élisabeth dans le cadre de la rencontre annuelle de l’Association Canadienne du Transport Aérien en novembre dernier, j’ai même pu voir une facture pour frais d’atterrissage faite à une école de pilotage de St-Hubert dans le cadre d’une formation IFR en avion bimoteur à un aéroport voisin, alors que durant ces mêmes formations normalement à une approche minimum, on interrompt l’approche et remet les gaz pour une remontée.  C’est du « free for all ».  Cette tendance semble être un élan que nous commençons à retrouver à la grandeur du pays.  Ce que privilégient ces décideurs est à saveur politique. 

Notre gouvernement canadien, par l’intermédiaire de son ministère des Transports, semble avoir des difficultés à comprendre qu’il a une obligation de premier ordre de prendre soin de l’aviation générale et utilitaire au Canada, tout en assurant la sécurité aérienne.  Tant que nous ne disposerons pas d’une « politique/stratégie nationale pour l'aviation générale et utilitaire » au Canada, nous serons voués à voir notre connaissance et notre reconnaissance mondiale s’effriter et devenir de plus en plus anémique.  À long terme, le prix à payer sera très élevé. Notre pays est constitué de vastes étendues, et les services offerts par notre aviation sont indispensables et impossibles à quantifier.  Aux aéroports actuels et à leurs administrations ayant choisi de ne pas appliquer ces frais d’atterrissage pour le moment, un gros merci.  Aviateurs Québec est à travailler présentement avec d’autres associations à démontrer que cette erreur de jugement doit être corrigée, et ce, dans les délais les plus rapides.  Il nous faudra cependant être unis et forts et votre aide sera sollicitée sous peu.  Bonne année 2026 et, comme à l’accoutumée, de beaux et bons vols sécuritaires.

Michel Chartier
Président, Aviateurs.Québec
chartierm@aviateurs.quebec